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Sarah Rees 
Pierre-Mathieu Hébert 
Pierre-Mathieu Hebert

Créateur sonore, metteur en scène, ex-acteur

 

À l’aube des années 80, Pierre-Mathieu Hébert voit le jour à Amiens, fief de la Macaronie ( seuls les vrais comprendront ). En le voyant se trémousser nu, zizi à la main - tel un hard-rocker - sur du David Bowie, ses parents subodorent que sa carrière ne se fera pas sur les bancs de l'école. Ils l’inscrivent alors au CNR d'Amiens : « Tu seras intermittent, mon fils. ». 

Les classes de piano et de violon étant

surchargées, il se tourne vers les charmes mystérieux du clavecin, apprentissage pour lequel il paiera le prix fort : pendant quatre ans, il se coupera les ongles à ras. 

À l'âge de neuf ans, alors qu’il traîne son spleen dans un rade de la rue de Beauvais, il fait la connaissance d’André Blandinières, qui lui présente son instrument ( en tout bien tout

honneur ) : le basson. Il claque alors la porte des clavecinistes pour pratiquer « un instrument qui envoie du pâté » et que personne ne connait. Il hantera pendant une bonne dizaine d'années les couloirs du « Cons », enchaînant les disciplines ( chant, électro-acoustique, piano, etc…). 

À la fin des années 90, lassé par tant de talent, de maîtrises et de diplômes, et peut-être un tout petit peu sur décision de son papa qui en a assez de le voir glander sévèrement, il quitte Amiens pour Nantes : « Tu seras informaticien, mon fils ». 

En l’an 2000, encore une fois diplômé ( n’en jetez plus ! ), il est embauché dans une grande entreprise de télécommunication à Rennes. Il y restera cinq ans, ce qui est à peu près le temps qu'il lui faut pour comprendre que sa place n'est pas là.Il veut devenir acteur et quitte donc l’informatique ( facile ) et le pognon ( délicat ) du jour au lendemain pour mener la vie de bohème à Paris parce que c’est bien connu, c’est à la capitale que tout se joue. Partout, le bruit court qu'une école de théâtre d'un genre nouveau est en train de voir le jour. Ni une ni deux, il passe le concours ; le jury remarque son indéniable talent. Il intègre donc l’EDT91 à Corbeil-Essonnes. Encore une fois, son zèle et son investissement hors du commun lui valent le surnom de « l’Arlésienne ». 

Il en sort pourtant avec un nouveau diplôme à accrocher dans son salon, fier comme Artaban, riche comme Crésus de projets artistiques, et pauvre comme Job de thunes, mais ça ne va pas tarder à changer. 

« Tu seras riche, mon fils ».

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Actrice, metteure en scène, auteure

 

Née en Alsace ( France ) en 1982, Sarah Rees fait ses premiers pas sur scène au Concours Mini Miss Spaetzle de Breuschwickersheim. Élue Deuxième Dauphine en 1989 ( bicentenaire de la révolution française ), elle comprend qu’un plus grand destin l’attend dans la France de l’intérieur.

En 2004, elle monte à la capitale, Corbeil-Essonnes ( Essonne ). Elle intègre la prestigieuse EDT91, au sein de laquelle elle est rapidement remarquée par Ariane Mnouchkine et Matthias Langhoff. Pourtant, pressentant qu’un plus grand destin l’attend, elle choisit de terminer sa formation avant de jouer avec Patrick Michaelis, Claire Gernigon, et plusieurs jeunes compagnies prometteuses qu’un grand destin attend.

La veille de sa première tournée aux États-Unis d’Amérique ( États-Unis d’Amérique ), elle entend son plus grand destin l’appeler, et rentre dans les ordres. Pour épouser les souffrances du Christ, elle se forme à la danse contemporaine, mais à la suite d’une terrible blessure au coude gauche, elle comprend que Dieu l’a abandonnée, et que cette histoire de plus grand destin, c’est du bullshit.

Avec Pierre-Mathieu Hébert, compagnon de bières et d’infortune rencontré au bar PMU Le Rendez-vous des voyageurs ( Saint-Germain-lès-Arpajon ), elle fonde alors La Cabine Leslie, parce que le théâtre, c’est pépouze et qu’il y a l’intermittence.

Elle y oeuvre en tant qu’auteur ( Deuxième Dauphine du Grand Prix de littérature Alsace-Lorraine ), metteur en scène ( frôle la nomination pour le prix du meilleur stand-up ), et interprète

( Molière du meilleur espoir féminin, catégorie moins de 60 kilos ).

La compagnie connaît rapidement un succès international ( tournées à Itteville, Grigny, Chilly-Mazarin, La Norville… ). Elle comprend alors que si la vérité est ailleurs, son destin, lui, est bien là.

 Et aussi le noyau dur : 

Cyril Balny (acteur, scénographe & videaste),

Carole Dalloul (actrice),

Lucile Delzenne (directrice d'acteurs),

Arthur Dumas (acteur),

Lucie Gautrain (scénographe),

claire grange (scénographe & éclairagiste),

Yordan Goldwaser (directeur d'acteurs, acteur),

Fanny Perreau (éclairagiste),

Claude-bernard Perot (acteur)

 

sans oublier le bureau :

Pierre IZAMBERT (Chargé de prod/diff)

Monique & Philippe Guasch (présidente & comptable)

 © Kraner vs. Kraner